Pour une seconde renaissance par Jamil Alioui

(avec des dessins de Matthieu Sapin

PAMPHLET / ART CONTEMPORAIN

Avril 2013

60 pages

11x17 cm

CHF 12/EUR 8

isbn : 978-2-9700766-4-3

 

Extraits :

Jamil Alioui est musicien, plasticien et logicien. Son texte, profondément philosophique, partant de concepts clefs qui occupent l’humanité pensante d’Aristote à Kant, débordant sur les connaissances scientifiques des XXe et XXIe siècles, notamment en astrophysique ou éthologie, part du constat déprimant de l’état de la création artistique contemporaine.

Déplorant la superficialité des « créatifs » qui se contentent d’émettre des concepts courts sur la société de consommation dont ils sont les premières victimes (consentantes il va de soi), Alioui veut recadrer l’acte artistique dans un contexte amplifié. Il rappelle les notions classiques de « beauté », invoque le nombre d’or, évacue l’altérité relative et le flou qui permettent de décréter que tout est de l’art. Pour lui, il est des fondamentaux auxquels l’artiste n’échappe pas et qui sont d’ordre bio/physiologique : les 6 sens et leur interface, dont le sixième (la conscience et le langage) n’est pas le moins crucial, ou encore la réalité cosmique, cette bulle qu’on appelle univers et dont la réalité indépassable et insupportable est qu’elle éclatera dans 13 milliards d’années, selon les dernières prévisions.

Le discours est fin, ciselé, précis ; c’est aussi, en quelques pages tout un programme qui peut faire une vie d’étude et de contemplation et qui appelle à des prolongements passionnants.

Entourant le sel de ses démonstrations, Alioui n’oublie pas de fustiger les donneurs de ton contemporains et ne manque pas de choquer lorsqu’il met côte à côte les fabrications d’un  moineau et celles de Beethoven ; mais dans son discours sur l’acte créateur, tout fait sens.

Né le 13 janvier 1987 à Payerne, JAMIL ALIOUI grandit sur la ligne qui sépare le village et la campagne (à l’époque c’était une ligne, aujourd’hui c’est une zone floue).

 

Son rêve d’enfant est alors de devenir astronaute. En vue de réaliser ce rêve, il entre au Gymnase d’Yverdon où, de manière imprévue, il découvre la philosophie qui lui permettra de voyager sans fusée. Entre-temps, avec ses amis, il organise des événements surréalistes, des happenings, pour faire réfléchir les gens. Dans ce contexte, il s’approche du graphisme et des arts en général, ce qui l’amènera finalement à concourir et à être accepté à l’ECAL. Là, il découvre un art où esthétique, mercantilisme, blablatages et ressentiment se mêlent dans une ambiance finalement très éloignée de son idée de la création comme cosmos. Après deux ans et demi, il s’en va et s’offre deux années d’errance durant lesquelles il découvrira la composition musicale (auprès de L. Metianu) et l’enseignement.