Octobre 2014

72 pages

14.5 x 18.5 cm

CHF 18 / EUR 12

isbn : 978-2-940522-11-8

 

Extraits :

Du fond du tiroir par Narcisse Praz (avec des dessins de

Jenay Loetscher)

De tous les méfaits qu'on a imputés à Narcisse Praz, on a peu évoqué celui d'écrire de la poésie. Praz se dédouane :

« Ecrire et publier de la poésie ? A la rigueur, l'on pourrait envisager le fait d'écrire de la poésie comme un défi que l'on se lance à soi-même de trouver la liberté... dans la contrainte des règles de l'art. Un jeu, en quelque sorte. A plus forte raison lorsque l'on ose revendiquer une stricte observance des règles de la villanelle, du pantoum, du sonnet, du rondeau redoublé, du rondel et autres iambes tombés en désuétude. C'est surtout faire montre d'une impudeur navrante. Exhumer du fond de leur tiroir ces quelques poèmes témoins d'anciens émois amoureux équivaut à dénudation sur la place des criées publiques. L'auteur est nu. L'auteur en appelle à l'ancêtre vénéré et implore :

 

Frères humains, qui après nos vivrez,

N'ayez contre nous vos cœurs endurcys,

Car si pitié de nous pauvres avez,

Dieu en aura plus tôt de nous mercy ! »

Auteur prolifique, jamais à court d'idée, NARCISSE René PRAZ est un baroudeur libertaire, provocateur à forte-tête, doublé d'un humaniste à l’humour jaillissant. Il en a fait les preuves sa vie durant, que ce soit avec le journal satirique La Pilule (1970-1975), ou avec Le crétin des Alpes (1979). Quelques "troubles" à l'ordre public en ville de Genève et dans le Canton du Valais sont à mentionner, dont deux dictionnaires, l'un insolent (2005) et l'autre satirique des noms propres et malpropres (2009) parus aux éditions Slatkine, viennent compléter la liste.

La vie de Narcisse Praz est aussi longue que son ombre, la résumer tient de l'exploit. Le lecteur assidu et curieux se procurera et lira donc l’Autovivisection d’un mouton retourné paru en trois volumes aux éditions d’En bas