L'Obscur par Philippe Testa

Littérature d'anticipation

Sortie en Suisse : 20 mai 2020 /

en France et Belgique : 1 avril 2020

248 pages

13.5x19 cm

CHF 22 / EUR 18

isbn : 978-2-940522-87-3

Extraits :

Un monde en ébullition et la région lausannoise, tous deux situés dans un avenir pas très lointain : voici le cadre spatio-temporel que s’est fixé Philippe Testa pour l’écriture de L'Obscur où l’histoire locale et l’histoire globale s’entrelacent dans le regard impuissant du narrateur, manifestement atteint d’un trouble du spectre autistique. 

 

Dans ce futur possible, les anglicismes font parties du langage commun, colorent et rythment chaque interaction. En revanche, le marxisme, le syndicalisme et la théorie critique ont su savamment être expulsés de tout domaine de la vie sociale : le plein-emploi est un rêve d’antan et le co-worker peu qualifié devient une ressource quasi-inépuisable, licenciable sans filet. Les retraités partent vivre dans des gated-communities au Brésil ou au Kenya. De même une rumeur annoncerait l’existence d’une île artificielle pour milliardaires dans le Pacifique, dont les satellites ne trouvent trace, comme pour mieux les protéger de l’Insurrection qui vient. Dans ce contexte, des black-out de plus en plus fréquents paralysent l’Europe, privant pendant quelques heures les villes de lumières et d’électricité sans motifs identifiables. Au sein des simples quidams, l’arrivée prochaine de l’obscurité, et de tout ce qu’elle peut révéler sur l’être humain, gronde.

 

L’ironie de cette société dystopique en devenir, consiste en ce que le soi-disant « handicap » du narrateur fait de lui un analyste méticuleux et empathique de ce Lausanne du futur. Par effet de miroir avec notre société de l’expression de « soi », ce futur expérimente les revers pervers d’un individualisme qui se retourne précisément contre l’individu, aboutissant à le priver de ses droits les plus fondamentaux. L'Obscur, dans la digne lignée du genre (post)apocalyptique, à l’instar du glaçant Journal de nuit de Jack Womack, est également une réflexion sur les annonces (ou les prophéties) actuelles d’un Effondrement de nos civilisations. En effet, continuant dans son habileté à transposer les sciences sociales en littérature, Philippe Testa décrit avec minutie, et parfois jusqu’au dégoût et à la nausée du lecteur, ce que la crise, latente ou advenue, peut nous faire advenir.

Sitographie :

https://next.liberation.fr/livres/2020/04/28/l-obscurite-qui-vient_1786559?fbclid=IwAR1hHLTcRukItgM7aTdAXjm3y6EwDo5xnm6IQaNpSFac4HomwxkwlN0_MZM

https://viduite.wordpress.com/2020/03/20/lobscur-philippe-testa/?fbclid=IwAR1xVJbqV_LKp12aUBK-VSuuHGRowe_JgCwjDpQirrRZGVF2RnO8VPcxe5M

https://www.facebook.com/164684670223774/photos/a.173666569325584/4236264799732387/?type=3&theater

https://fattorius.blogspot.com/2020/02/mortelles-et-inhumaines-pannes-de.html?fbclid=IwAR2h8gRwOy205Ww5HgKxI94Ki8M-CGV3B_laLI3bsldHmufu1a-YXXUeYz4

http://www.francisrichard.net/2020/02/l-obscur-de-philippe-testa.html?fbclid=IwAR1Dn5f_9tAqzKWFwsGPVFVJ5y3IFhWBronaScvW6_IET_9REJQ9Fk4JbGg

https://viduite.wordpress.com/2020/03/20/lobscur-philippe-testa/?fbclid=IwAR1MKcYGen9pxxS_bnGTpbdACIde8XTghDSlG3gfQNx1Ie0LBNrGoTUXUEw